Amas de notes et d'images
Une suite au hasard
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la langue entre
les vagues,
discute du
bruit errant,
de nos
déplacements prohibés,
de nos sorties
administrées,
de la manière
dont un pouvoir trop présent
pense contrôler
jusqu'au flux de ses foules.
le profil hante
le dessin, visage manquant, mais persistant, visage errant, en coins.
Joan
Petit que dança. Après avoir terminé le dessin un air
lancinant arrive seul, sort par la bouche, on sifflera pour donner
forme dans l'air à l'air, un air long et lent comme une procession,
l'ouvert débute encore, une suite de corps totémiques se tiennent
en masse dans un froid épais et laiteux, ils se suivent et se
confondent, la lumière est blanche mais elle n'est pas celle des
néons, l'air sort et ne reviendra jamais, cette longue mélodie
siffle le passage d'une armée de corps nus, sans début ni fin
l'histoire est d'interruptions, l'air lancinant et triste signe une
suite de gestes absolus, les derniers gestes possibles accompagnent
une mélodie sans mots, l'air souffle est soufflé, les armes des
corps, extraits de mondes, de dialogues rompus. L'artiste n'a jamais
été au service d'un monde toujours prêt à le condamner. Si je
dessine c'est pour me tenir bien à l'écart de toutes sortes
d'autorités dogmatiques.
- la
police n'a subit aucune charge, il n'y avait aucun trouble, le long
cortège ne faisait que débuter à avancer, des êtres marchaient et
ne faisaient que marcher, ils avançaient, de chaque côté de la rue
les policiers ont chargés, multipliant des charges successives et
des replis, créant ainsi un état de panique diffus, de terreur, le
cortège désormais scindé et empêché de marche est coups à coups
chargé, néanmoins, la population présente fait masse et afflue,
désormais habituée et clairvoyante sur l'objectif en acte des dits
représentants de l'ordre, les charges policières et armées sont
récurrentes, les civils sont clairement pris pour cibles.
forme juste sans moyen
penser comme un
peintre
à pas rompus
au rythme des rues
des amorces de
vues
ne pouvoir, peu
penser commun
en place et lieu
à
tire tendu
peu de temps
peu le temps
moins le temps
dont on ôte la
chaire
et ses
variations muettes
corps creux
de mots
diminuant
depuis les clos ouverts
des promesses
encore
d'horizons
désuets
la nuit je m'écrase dans la
nuit
j'oublie ma main et l'odeur de l'encre
au bruit du vent et
du manque
j’apprends à disparaître
et comble le vide de mon vide par le
vide
emporté depuis l'intérieur par de
troubles images
machine désirante ou corps d'attente
et d'étreinte
j’apprends à disparaître au creux
d'une intériorité muette
Lorsque j'ai essuyé mon pinceau pour le reposer, il
était 3H30.
On compte, toujours ce qu'il manque.
Et de fines
particules de mort en suspend dans un air trop chargé de chiffres
patientent.
- pas bcoup dmots jysuié puisé éla
jpa lfort cé deumeudir qça vaaller
jpens rlenti jpens peudlpace peupaplu
é pafini nonplu ctabjectif ckiédi
konskonprenpa
le
manque d'air vous empêche de voir,
l'instauration
d'un jour au lendemain permanent,
du
tissus sur la moitié de ton visage qui mêle ton air à ton air
jusqu'à
épuisement,
Je continue de
pousser la terre telle qu'elle – ralentissant un à un les bruits
d'autour, le lieu est hanté pense la bête pensais-je, pousser la
terre de mes outils, de mon torse palette côte flan, flan de bête
tirant, ajuste le tire de la charrue en fonte, je ne sais faire
qu'aller, ni ne sais, et venir, boucler chaque jour mes tours de
piste, dans une prison sans clos, pourtant, je suis fait aux pattes,
bête d'outils corps, domestiqué à tâche, puis à viande, où je
mâche, broie, brai, burine, soulève la terre d'un coups de corne,
de main, de plume, clos mètres cubes, bris de brous grain mal broyé,
terreau des ossements et des gouvernements, pousse la terre telle,
une usine à pas, à pieds, à pelles, un terrain de ruines foulé
sous lequel des restes d'histoires sont remués, remous du temps
fragments de terre cuite, vase, jarre, pot, plat, carafe, que brasse
l'ancre que je traîne, à labourer le chant des mes journées,
mâcher, tirer, mâcher, quitter, à clos toujours propice, sans
choix sans même l'idée de choix, au prieuré des herbes et des
pâtures, des trous, des rues, des sources d'eaux troubles où ma vue
vire, je mâche la terre pour nourrir les lignes que je fais, des
boucles inversées, marqué au fer comme à l'âme, j'avance tête
basse confondu à l'animal labourant, je perd petit à petit toutes
sortes de repères,
nous
échangerons nos rêves contre un droit de passage,
dans un monde
raisonnablement clos.
Se
faire chier, muselé
Ils
de nous des chiens
Crevons,
sans parler
Nature
et cachets
Le
monde en .rar
Vingt
ans disaient-ils.