7 novembre 2012

(retour)


Sans titres, 2008
(échanges, recherches et trouvailles)

En 2008, Claude Lothier m'offre deux " petites boîtes pliantes ne 
pouvant rien contenir d'autre qu'elles-mêmes."
Dans la poche,
ces petites boites ferons l'objet d'une série de photographies offertes en retour.

28 octobre 2012

Anonymes




Anonymes (série)
photographies, 2012/2013

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 (nous pourrions imaginer un dialogue mais il n'y a pas de tirets et le souffleur s'en est retiré. 
il y a des trous sur le planché et la salle est vide. Le spectacle est terminé.)

(...)
Dans le vide froid et terrifiant de la chose à poursuivre.
 Alors écrire -ici- ce serait poursuivre.
Le total inconnu de l'espace plat 
à mettre en pâte ou sur patte.
Nous pourrions recommencer ainsi.
(...)
Dire ce qui recopie l'être.
Cette solide histoire solitude
Que l'être est absent tout autant présent qu'absent. 
L'être en grève. Tout entier. Impermanent.
(...) 
ça boue ça met tout bout à bout la ville est au bout de ses possibles
 la ville penche donc tout dessus penche (à l'inversé)
Bout à bout les maisons bout à bout les rues les voix les trachées les tranchés
Bouche à bouche tout ça fait son petit pâté. 
 Son pâté de métropole creuse. 
tu rentres tes ronds dans la fente de la ville pour lui tirer son jus
 pour faire le contre-poids pour faire le tour de manche le tour de carte 
tu fais péter la carte dans les ruines et le jus te sèche la ville t'a cuit.
(...)

Nous marchons l'abandon
où le monde monté en pièce est démonté mis en pièce
Refait.
Pour qui ce décors. 
Pour combien de temps.

21 octobre 2012

Disposer





disposer, photographie
oct.2012

18 octobre 2012

Pages plates et coins


dessus , Sans titre-
 impression et encre sur papier, format A4 sept2012

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 dessous, série de brouillons/dessins/
encre, aérosol, gouache sur papier 22x30cm
entre mai et octobre 2012 dans un carnet
























14 octobre 2012

(entre)


sans titre-sept.2012
photographie



sans titre-sept.2010
photographie

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Les mots et les restes 




23 septembre 2012

Poème de la solitude



177012.1
impression numérique sur papier 200g forcé 22x18mm
 
-Déployer la limite. Déployer sur la limite.
Mais nous pouvons nous redire - Par pudeur.

 
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Qui a fait, en si peu d'image, 
un plus beau poème de la solitude.

détournement , formats variables, 2012
image source internet
phrase : Guy Debord 

19 août 2012

-C’est pour les monstres.




 Le quotidien qui vient.

Le quotidien se répète, quotidiennement est reproduit. Chaque jour le quotidien revient. Se promène partout. (Se la colle sec et se la coule douce.) Le quotidien revient. La suite du quotidien c’est le quotidien. Tu vois défiler le temps à grande vitesse qui te dépasse et te roule dessus. Maintenant, il faut attendre les monstres. C’est pour les monstres tout ça. Toutes ces choses à la rue. Ces choses au dehors c’est pour les monstres. On attend que les monstres viennent nous les prendre. Peut être dire: tout ce qui m’épuise est un monstre. On pourrait le répéter. Ou écrire une thèse de cinq tomes sur la puissance du renoncement possible de la figure. Ou le retour de la figure. Un retour de figure, comme ça. Le quotidien sait se faire reproduire. On reproduit le quotidien, le quotidien se répète, logiquement le quotidien est répété, partout. Je pourrai me répéter au quotidien ou le reproduire. Voir même, le recopier. Dire le quotidien reproduit, avec toutes ses techniques de nostalgie, le quotidien me répète. Par exemple; -Le monsieur à côté de moi sent l’alcool, il lit le quotidien. Il le lit de haut en bas. À voix haute le quotidien produit ses surprises. L’événement au quotidien pour tous. L’avènement du retour à la veille, toujours différemment. Comment voulez vous qu’on y revienne, au quotidien, sans ses unes, ses grands scandales éphémères. Le lecteur attend des surprises quotidiennes tout les jours. C’est étonnant. On le répète: toujours. C’est surprenant. (-Le ventre est un conteneur tordu qui se fait traverser en permanence.) Comme passer comme ça du quotidien au monstres qui viennent chercher ce qu’on met en dehors. Tout les débris encombrants que les monstres viennent chercher. C’est les débris encombrants de l’autre. On repense au quotidien on peut crier à l’aide, nous, les sans mouchoirs. On peut demander de l’aide ou du débarra, se rassurer, chercher le réconfort dans l’esprit de la pensée en crise. Mais tout le calme a été perdu plus que dans une bouteille de mer. On cherche se coin calme impossible. Mais il y a toujours l’autre à côté pour se marrer bien haut. Il faudrait juste quitter tout ce bazar fatiguant. Les organes fatigants de la ville fatigué, tout ses contrôles à répétitions quotidiennes. Puis tout ce qui te tire dessus vers le bas. On pourrait mettre tout ça aux monstres. Seul à te débattre dans le magma dense des encombrements de l’autre. Ou dire à nouveau tout ce qui m’épuise est un monstre. Les monstres m’épuisent de tout ce fardeau lourd du quotidien. 

  en cours, pas corrigé, pas relu, pas refait-
 08-2012